Il y a quelques années, dans le Grand Ouest et ailleurs, il était de tradition que les politiques soient issus de familles de notables. Les familles de l'aristocratie étaient élues de père en fils, les femmes n'étant pas de la partie. On pense aux d'Aubert, aux deVilliers, de Rohan et consorts. A Angers, la dynastie Narquin Bachelot a essaimé, puisqu'après le père, la fille a pris la succession, et avait choisi comme assistant parlementaire... son fils.
Il était donc temps que l'ascenseur républicain retrouve ses droits et que la responsabilité politique soit confiée à des gens dont la culture politique leur donnait légitimité pour être candidat.
Mais, c'était trop beau. Si la politique n'était plus une affaire d'héritage, elle allait devenir affaire de professionnels. Et Angers a été touchée, à droite, comme à gauche. Les professionnels de la politique ont pris le dessus très rapidement. Et bien qu'ils ne soient pas dans les premiers de liste, c'est cette jeune garde, certains diront les jeunes loups, qui ont le pouvoir réel.
Que vaut-il mieux ? des jeunes professionnels de la politique qui n'ont jamais travaillé, où pour qui la carrière consiste à avoir été assistants parlementaires, ou conseillers politiques, nous parlent du monde du travail...
Ou vaut-il mieux des gens un peu plus âgés, mais qui ont travaillé, qui connaissent le monde du travail ?
Il ne s'agit pas de faire de l'antiparlementarisme primaire. Il s'agit de comprendre pourquoi seuls émergent dans les sphères du pouvoir des professionnels de la politique (à gauche, on dit des apparatchiks).
Ils sont présents sur la liste de Christophe Béchu. Christophe Béchu lui-même en est l'archétype. Reconnaissons qu'il est brillant. Quelle est sa carrière professionnelle avant d'être président du CG 49 ? Eh bien tout simplement conseiller général et assistant parlementaire... Et puis pensons à Romain Thomas, 28 ans, qui est conseiller de Roselyne Bachelot...
A gauche, les jeunes loups sont aussi présents sur la liste de Jean-Claude Antonini, à travers Frédéric Béatse (ancien assistant parlementaire) et Luc Belot (actuel assistant parlementaire). Et certains disent (Hervé Carré semble le dire) qu'ils sont très écoutés par Antonini.
Ce message est un coup de gueule : le renouvellement de la politique, ce n'est pas de mettre de jeunes professionnels de la politique à la place de moins jeunes, c'est mettre des gens compétents, qui connaissent les préoccupations de la population, et donc qui connaissent le monde du travail. Des gens qui ont eu une carrière professionnelle, et qui à 35-40 ans, choisissent de s'investir dans la vie de la cité, c'est à dire en faisant de la politique.
mercredi 30 janvier 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire